Règles de l’art du pilote « hydro », et charte de développement durable
En complément d’une réglementation commune que nous souhaitons alléger, il appartient à notre communauté d’établir une liste des règles de l’art et un code de bonne conduite.
Inspirons-nous des chartes publiées dans les autres pays :
Code d’éthique au Canada (2 Mo) : Cliquez ici
Charte du pilote de brousse : Cliquez ici
6 S.P.A. Security tips : Cliquez ici
S.P.A. Australia code of operations : Cliquez ici
Règles de l’art de l’association France Hydravion
Règles à l’égard des autres usagers et des résidents :
- Procéder avec courtoisie et pédagogie à l’égard des tiers usagers du plan d’eau, en particulier les pêcheurs et les chasseurs ou les clubs nautiques, qui apprécieront d’être avertis préalablement.
- Si cela est possible, invitez le représentant d’une municipalité ou d’une association pour lui montrer comment se passe le vol sur l’eau.
- Eviter les opérations en période et zone de chasse, avant 9h du matin.
- Eviter les décollages au petit matin à proximité des habitations, en particulier le weekend.
- Se souvenir que le bruit d’un décollage, porté par une brise de mer (rentrante), sera très audible sur les plages. Il est préférable de s’éloigner de la côte.
- Se souvenir que, sur un lac, le bruit se propage horizontalement, et qu’il peut résonner dans une vallée.
Etude préparatoire au vol
· Vérifier l’absence de câbles ou lignes à haute tension dans le secteur
· Vérifier avant le vol que les performances de l’aéronef permettent d’assurer décollage et amerrissage en toute sécurité compte-tenu des dimensions du plan d’eau, des courants, du vent et des obstacles.
· Vérifier que les trajectoires de montée et d’approche pourront se faire à l’écart des zones habitées.
· Se familiariser aux règles de navigation locales, fluviales ou maritimes, le cas échéant.
· Pour les vols en mer, prendre connaissance de la météo marine et de l’état de la mer (houles, marées, courants).
· Autant que possible, informer les services du contrôle aérien et/ou la PREMAR de vos intentions.
· Autant que possible, informer les pompiers, pour éviter les appels téléphoniques spontanés du type « Un avion est tombé dans l’eau ! »
Préparation du vol
· S’assurer de la présence à bord des équipements réglementaire, et si possible d’un moyen de communication supplémentaire (téléphone dans un sac étanche, VHF Marine)
· S’assurer de l’équipement des passagers (gilets) et les informer de la procédure d’évacuation.
· Bannir tout débordement d’hydrocarbures sur l’eau
· Procéder à plusieurs inspections du plan d’eau, sous des angles différents (en fonction du soleil) pour vérifier l’absence d’obstacles aériens (arbres, éoliennes, lignes haute tension, ouvrages d’art, etc.), mais aussi les obstacles flottants ou semi immergés, les baigneurs isolés et les chasseurs sous-marins.
· Ne jamais se fier à ses souvenirs, s’agissant de l’absence de tout câble ou ligne à haute tension traversant le lac ou le cours d’eau
· Faire connaître ses intentions aux autres utilisateurs du plan d’eau. Se souvenir que les scooters des mers changent rapidement de trajectoire.
· De préférence, se poser en visuel des postes de secours installés sur les plages (CRS, pompiers, etc.) pour des raisons de sécurité et pour éviter les alertes du type « un avion s’est posé dans l’eau »
· Ne jamais oublier que l’évaluation des hauteurs ou des distances est plus difficile sur l’eau
· Respecter les distances minimales de sécurité avec les autres embarcations et bannir les passages à proximité des bateaux, ainsi que les hydroplanages en parallèle. Une seule photo prise en oblique au niveau des mâts peut être exploitée de manière très négative contre l’hydraviation
· Au décollage, procéder à la mise en puissance à l’écart des habitations
· Appliquer dès que possible les procédures de limitation de bruit (baisse de régime après le décollage et choix de trajectoires, en tenant compte du vent)
· Réserver les entraînements et « touch and go » répétés aux plans d’eau situés à l’écart des habitations (en tenant compte du vent ou de la brise de mer) et en pleine journée.
Charte Natura 2000 incluant les règles ornithologiques générales :
· A l’intérieur des zones Natura 2000, l’activité des hydroaéronefs doit préférablement se tenir aux espaces déjà impactés par les activités humaines (urbanisme, bateaux à moteur, ports, etc.)
· Pendant l’hivernage, il faut éviter d’effaroucher les oiseaux, car leur envol consomme les réserves de graisse qui pourraient leur manquer à terme.
· Pendant la période de nidification « (généralement entre le 15 février et le 15 juin), les prédateurs sont à l’affut de tout nid temporairement abandonné. Il faut éviter :
o De voler près des rives des plans d’eau (roselières en particulier), des îlots et des falaises, surtout sur les zones peu habitées.
o D’amerrir et de décoller trop près des rives des plans d’eau et des îlots. Plus l’appareil est lourd, plus la distance des berges sera importante.
· En dehors de la période de nidification, des oiseaux se réfugient dans ces mêmes zones (roselières, îlots) et doivent donc aussi être respectés, mais les distances peuvent être plus faibles (une cinquantaine de mètres).
· En toutes saisons, les oiseaux posés au milieu des plans d’eau sont soit en nourrissage, soit au repos. On peut les déranger sans grand risque pour eux. Eviter toutefois les dérangements réguliers qui conduiraient ces oiseaux à s’installer ailleurs.
· En toutes saisons, il y a un risque de collision avec les oiseaux surtout s’ils sont nombreux. Il faut toujours éviter de se poser à proximité, mais en cas de nécessité où il faudrait amerrir près d’une bande d’oiseaux, il est conseillé de faire un premier passage pour les effaroucher.
· Respecter les réserves ornithologiques régionales non classifiées Natura 2000 :
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