Analyses comparatives ULM / « Avion »

 

Cliquez ici : Pour le tableau comparatif des différents intervenants administratifs : 


 

Synthèse des réglementations – Analyse

 

1/   L’ouverture d’un plan d’eau en France est encadrée par quatre textes législatifs en parallèle :

·         ULM :

o        Plateforme occasionnelle

o        Plateforme permanente

·         Hydravions :

o        Hydrosurface (occasionnelle)

o        Hydrobase (aéroport)

La plateforme ULM permanente et l’hydrosurface nécessitent l’accord de quatre administrations.

 

2/  La liste des intervenants (Plateformes permanentes ULM et hydrosurfaces avion) semble obsolète 

 

·         Police aux frontières (DICCILEC) : Doit-on continuer à suspecter les avions/hydravions de contribuer à l’immigration clandestine, alors que leur rayon d’action est en deçà de l’espace Schengen et que les clandestins arrivent par bateau, train, camion ou container ?

 

·         Douanes : Même remarque, cette fois-ci  aux dimensions de la CEE. En voiture ou en voilier, on ne demande pas la permission des Douanes pour aller d’un point A à un point B

 

·         District aéronautique : Le principe de la plateforme occasionnelle ULM montre que la responsabilité personnelle suffit à garantir un niveau correct de sécurité. S’agissant des pilotes d’avions, la formation spécifique hydravion vient compléter le cursus. Le district aéronautique a toutefois vocation à être informé.

 

·         Comité inter-armée de circulation aérienne militaire : La classification de l’espace aérien (ACDEFG) et la cartographie précise des réseaux de transit à très basse altitude (RTBA) devraient suffir à garantir l’absence d’interférence avec les autres trafics civils et militaires.

 

·         Préfet ou Commissaire de la République : Est-il vraiment nécessaire de le mettre à contribution ? 

Aucune préfecture française n’est familiarisée avec les cadres législatifs de l’hydraviation. Une demande d’ouverture de plate-forme permanente ou d’hydrosurface est un pavé dans la mare qui vient encombrer inutilement les services tout en constituant une source d’erreurs (cf. Terme erroné d’« hydrobase » pour l’arrêté d’ouverture d’une plateforme ULM permanente à Villefranche de Panat).

 

3/   Pourquoi se limiter à des autorisations nominales. Cela oblige à réitérer le dossier pour autant de pilotes, sur un même plan d’eau

 

5/   Le traitement réservé aux « hydros » est discriminatoire, ce qui explique leur quasi-disparition. En effet, les hélicoptères privés bénéficient de règlements allégés pour les hélistations et les hélisurfaces

 

6/  Pour les Hydravions, le principe de l’hydrobase bloque toute possibilité de développement.

  • Une hydrosurface (occasionnelle – avion) ne permet pas l’installation d’un club, puisque son activité (même saisonnière) ne serait plus occasionnelle.
  • L’ouverture d’une hydrobase (nouvel aéroport) demande trop de contraintes et en limite le nombre aux deux existantes en France (Biscarosse et Berre).
  • Dans ces conditions, Il n’est même pas possible à une personne privée d’installer un ponton hydravion sur le lac dont il est propriétaire ! Cela démontre pourquoi cette réglementation à tué l’hydraviation Française

 

7/   La constitution du dossier pourrait être simplifiée. Par exemple :

  • En donnant à la Marine nationale la maîtrise de la décision
  • En élargissant le sens d’hydrosurface au stationnement permanent des aéronefs, et en diminuant le nombre d’intervenants. L’hydrobase restant nécessaire pour transport public de passagers (TPP).
  • En s’inspirant d’une réglementation étrangère plus favorable au développement de cette activité économique.

 

 

 

 

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